Exposition d’art – En ce moment à l’atelier.

Archi pêle-mêle. Exposition du 4 décembre au 19 janvier.
Horaires: Du lundi au vendredi 10h-12h30 et du lundi au jeudi 19h-21h30, les samedi 9h30-12h30.
Pour d’autres créneaux comme le samedi après-midi et pendant les vacances scolaires, appelez-nous ou envoyez-nous un sms au 06 59 32 41 18 ! Nous sommes souvent à l’atelier en dehors de nos cours.
Atelier d’Art, 5 Bd Adolphe Billault, 44200 Nantes, tram Mangin.
Archi Pêle-Mêle c’est la rencontre des Soirées Dessinées avec les photographes nantais Adèle Ridereau et Julien Gallou. Tous les deux dans une démarche de captage sur le thème du voyage initiatique (tout est parti d’une photo de mouton et du Petit Prince), ils sentent qu’ils ont besoin d’une prise de recul et d’un contrepoint.
Adèle en parle à Céline, son amie et responsable du collectif des Soirées Dessinées à Nantes. Ni une ni deux, c’est parti ! Le troisième œil, ce sera celui des dessinateurs qui vont fouiller, attraper des fragments de photos (une centaine !), composer, associer avec leurs styles et techniques, en somme, transformer ces instantanés, des fragments de réalité que la photographie fige, en des fragments imaginaires de cette réalité. Le voyage devient construction mentale et dessinée.
L’accrochage fonctionne, les photos, prises dans différents pays, en couleurs ou en noir et blanc sont autant d’observations cadrées, de remarques qu’elles nous font, d’émotions saisies là, dans l’instant, les dessins s’introduisent comme des bulles invitants à reconstruire une réalité autre, hors du temps.
C’était avant !
Jeanne Le Roux (1920 – 2002). Exposition du 2 novembre au 10 décembre.
Œuvres en dépôt à l’atelier, à venir voir aux horaires d’ouverture de l’atelier (ci-dessus) ou sur rdv le samedi après-midi avec Brigitte au 06 07 33 69 05.

Au commencement, Jeanne Le Roux était modiste. A Lorient dans un premier temps, puis à Paris où elle nouera des relations avec Arletty notamment, qui devient une de ses amis.
Le passage de la mode à la peinture coïncide avec son retour en Bretagne, la tentation artistique se renforce jusqu’à devenir incontournable.
C’est donc sur le tard que Jeanne étudie (1961-1965) à l’école des Beaux-Arts de Lorient auprès d’Henry Joubioux, autrefois grand voyageur et qui fut au long cours de ses pérégrinations asiatiques, portraitiste officiel de Ho Chi Minh ou encore de la famille royale du Cambodge et du Laos.
![]()
Très tôt à l’atelier, Jeanne va préférer la peinture d’extérieur, planter son chevalet in media res et, ainsi, puiser l’inspiration à arpenter » les sentiers tortueux et si pittoresques de notre séculaire Morbihan. » Qu’il s’agisse d’huiles sur toile ou sur papier, Jeanne Le Roux excellera à immortaliser les paysages de sa Bretagne natale, adoptant une touche assez large dans la construction et privilégiant la couleur.
Au premier chef, ce sont les vues de bord de mer et rivières (Kaolins, La Laïta…) qui aimantent son pinceau. Sur la toile, s’élaborent ainsi des paysages où la luxuriance du végétal contrebalance harmonieusement la rigueur géométrique des façades et des pignons.![]()
L’empreinte figurative ne va toutefois cesser de s’amenuiser derrière le pouvoir synthétique et absorbant de sa peinture, ses travaux en atelier en témoignent.
Dès 1961 elle expose son travail et obtient, de suite, divers prix régionaux. Elle reçoit le Grand Prix International Art et Poésie (la corbeille fleurie) en 1975, avant de poser ses châssis au Grand Palais, à l’occasion des Salons parisiens où elle est à chaque fois distinguée. Férue de collaborations, elle illustre également la Poésie de Noël H Villard (Armor), ou encore celle de Tristan Maya (le Quat’saisons).
Le point de vue réaliste des premières toiles laisse progressivement place à un traitement de plus en plus imaginaire. Mais qu’elles soient d’essence figurative au début ou délibérément abstraites par la suite – se rapprochant d’une synthèse des points de vue d’inspiration cubiste -, ses compositions restent, avant tout, un hymne à la couleur.
Puis, dans la période (1990-2000), l’artiste la consacrera à de grandes compositions abstraites inspirées de Kandinsky, une autre référence majeure de son œuvre.

L’intensité de la couleur, parfois presque fauve dans les cernes, se pare d’une perspective feuilletée, (franges, damiers, tartan…) qui confère une large place à la force des détails. Et dans ces microformes, se laisse entrevoir une multiplicité d’éléments, tant minéraux qu’organiques, qui sonnent comme autant de rappels de ses thématiques.
